En exécution de son plan d’audit interne 2026, le Projet de Développement Durable et Inclusif des Villes Secondaires (PDDIVS) fait l’objet d’une importante mission d’audit menée par l’Inspection Générale des Finances (IGF). Débutée le 5 mai dernier, cette mission globale qui s’étendra jusqu’au 31 juillet 2026 a franchi une étape cruciale avec le déploiement d’une équipe de terrain du 31 mai au 18 juin 2026. L’équipe a parcouru cinq villes stratégiques du Grand Nord selon un itinéraire précis pour évaluer à la loupe la conformité et la pertinence des infrastructures de la sous-composante 1.1.
Financé par la Banque mondiale à hauteur de 300 millions de dollars (environ 185 milliards de FCFA), le PDDIVS vise à améliorer l’accès aux infrastructures vertes et résilientes, tout en renforçant les capacités des collectivités locales. Au cœur de cette dynamique, la sous-composante 1.1 dotée d’une enveloppe de 40 millions de dollars (environ 25 milliards de FCFA) se concentre sur les « Investissements à impact rapide et social ». Ces réalisations, actuellement considérées comme les plus avancées du projet, font aujourd’hui l’objet d’un contrôle rigoureux de la part de l’État.
Sous la conduite d’une délégation de l’IGF composée de Mme COULIBALY Aicha Carine (Chef de mission) et de M. AFFOLABI Ismaël Adétayo (Auditeur) et de M. Kra N’Guessan AVALY, Ingénieur Municipal, point focal du Projet sur la mission, la mission a suivi un itinéraire précis à travers 5 villes d’intervention du projet à savoir Ouangolodougou, Ferkessédougou, Odienné, Boundiali et Korhogo.
Loin d’un simple contrôle sur pièces, la démarche s’est voulue inclusive, transparente et respectueuse de la hiérarchie administrative. Dans chacune des villes visitées, la délégation a scrupuleusement appliqué le même programme structuré en trois grands axes. Chaque étape a débuté par les civilités d’usage au Préfet de région, s’en est suivie une première séance de travail élargie réunissant les points focaux techniques et politiques, les représentants des Directions Régionales de l’Éducation Nationale et de la Santé, ainsi que les membres du Comité Consultatif Local (CCL). Les auditeurs ont ensuite tenu une séance de travail technique avec l’Unité de Coordination du Projet (UCP), les entreprises adjudicataires des travaux, les missions de contrôle, ainsi que les directeurs et représentants des établissements scolaires et sanitaires concernés.
Le programme s’est systématiquement achevé par des visites de sites. L’équipe s’est rendue directement dans les établissements sanitaires et scolaires afin de constater de visu le niveau d’exécution, la qualité des infrastructures réhabilitées et construites et le bon déploiement des équipements de pointe reçus par ces structures.
L’enjeu majeur de ces inspections était de s’assurer de la stricte conformité des infrastructures réalisées par rapport aux procédures applicables, au cahier des charges et aux règles de l’art. Les auditeurs ont accordé un point d’honneur à la vérification de l’exécution des ordres de service, à la bonne réception des équipements fournis aux établissements, ainsi qu’au suivi environnemental à travers le Plan de Gestion Environnementale et Sociale Chantier (PGES-C).
Au-delà de l’aspect technique, c’est la pertinence même des projets face aux besoins réels des populations bénéficiaires qui a été jaugée, garantissant ainsi que chaque investissement participe activement à la cohésion sociale et à l’amélioration du quotidien des communautés du Nord.
Ces rencontres d’échanges et d’évaluation démontre l’engagement du PDDIVS à s’inscrire dans une démarche rigoureuse de bonne gouvernance et de redevabilité. En associant pleinement les services sectoriels et les représentants des populations locales, le projet réaffirme sa volonté de garantir une gestion transparente et inclusive, au plus près des besoins des communautés bénéficiaires.



